_09-09-2018

De l'obsolescence programmée comme principe vital, à la révolution assassine comme vœu d'éternité.

"Au cours de la schizophrénie, il y a l’apparition, parfois, d’un délire, celui de la « machine à influencer ». C’est-à-dire la conviction délirante chez le patient que ce qui se passe dans son corps (sensations, éruptions, douleurs, érections…) est « fabriqué » par une machine que manipulent des persécuteurs pour le faire souffrir."

Synopsis :
Il circule dans l'air un sentiment de méfiance de type paranoïde. L'atmosphère se charge d'une terreur qui contamine la population par inhalation, vouant l'humanité à son autodestruction programmée dans une spirale de folies grandissantes.

La population est en état de crise. Son incivilité et sa folie ordinaire, ses multiples phobies quant à la différence, physique, politique, culturelle, cultuelle... caractérisées par une indifférence à la misère de l'autre, conduisent les pouvoirs publics à canaliser l'esprit de révolte naissant. Des messages éducatifs à usage de la population sur les comportements à adopter selon les lieux et les situations s'infiltrent insidieusement dans l'espace public : ne pas fumer, se tenir à droite, céder le passage, tenir la main courante, éteindre son téléphone portable, valider son titre de transport, signaler tout objet abandonné, vous êtes susceptible d'être contrôlé et fouillé à tout moment... Depuis le fichage et la naissance de la carte d'identité nationale qui, selon Agamben, seraient destinés à déresponsabiliser l'individu en société et, par voie de conséquences, à le désinvestir de toute politique locale, les gouvernements poursuivent leur programme via un projet éducatif infantilisant qui permettrait d'instaurer un cadre sécuritaire de type totalitaire destiné à contrôler les masses. Ainsi, à la voix du peuple se substituerait une grande machinerie oppressive dont les rouages volontairement trop compliqués se justifient d'une science élitiste de la globalisation.

Si tout comportement infantile se caractérise par le rejet des règles et de l'autorité, nous serions en mesure de penser que le monde ne devient pas fou. Il ne manquerait pas non plus d'éducation, même si plus encore le conduirait à s’émanciper de ce pouvoir plutôt qu'à se révolter.
Lorsque le peuple souffre, il réagit et se retourne contre ses maitres, par instinct de survie,
comme une bête acculée...

 
 

 


 

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